Ce proverbe illustre parfaitement notre manière de travailler chez Priban SA. Nous collaborons en équipe, dans un climat quasi familial, avec des échanges constants, sans une structure ankylosée faite de séances programmées de longue date dont le succès mitigé est souvent dû à l’absence de spontanéité.
Cette manière d’envisager notre activité se concrétise par de multiples applications, dont l’établissement d’une liste de valeurs suivies qui évolue au fil du temps et des marchés. Ces derniers sont impitoyables et bien des composantes d’il y a un lustre ont disparu des tablettes.
Actuellement, nous suivons une vingtaine de valeurs, une majorité d’Européennes et une sélection de titres américains qui peuvent diverger des courants à la mode.
A cette croisée de chemins que représente un changement d’années, il nous a semblé intéressant de jeter un coup d’œil sur l’évolution de cours sur les derniers douze mois des valeurs que nous suivons :
Comme déjà mentionné dans le cadre d’une précédente chronique, arrive en tête l’industrie de l’armement et ses annexes : Rheinmetall (+164%) ou Leonardo (+90). Il est intéressant d’observer qu’il y a quelques années, ce secteur n’attirait guère l’attention, hormis peut-être Boeing ou Airbus.
Autre performance, logique, compte tenu de l’évolution du prix du métal jaune, celle de Newmont Mining (+164%).
Dans un autre secteur que nous privilégions, celui des pharmaceutiques, l’évolution des composantes est à mettre en parallèle avec telle ou telle particularité ; chez nous, si les classiques comme Roche ont des parcours honorables avec des gains de l’ordre de 25%, elles sont nettement dépassées par Sandoz avec une avancée de plus du double. Son orientation marquée vers les génériques la rend d’autant plus attractive que cette évolution est très « tendance », selon l’expression consacrée, de par la pression des compagnies d’assurance et une certaine sympathie dans le public.
Dans le même secteur, aux USA, Eli Lilly a crû aussi de près de 40%, grâce à la mise sur le marché de ses produits amaigrissants protégés par des brevets de courte durée, brèche dans laquelle Sandoz va s’engouffrer en 2026.
Dans un domaine parallèle, on peut citer l’avance honorable d’Essilor-Luxottica (+15%) qui s’intéresse de plus en plus aux innovations avec des modèles connectés, ce qui nous amène tout naturellement à la nouvelle technologie, dont nous ne retenons que deux sociétés, IBM et Microsoft, leurs consœurs témoignant d’un rapport cours-bénéfice fantasmagorique et d’une vassalité rebutante.
Nous avons évoqué une croisée de chemins ; celui qui vient d’arriver à son terme a été parsemé d’embuches, de sillons de création quasi quotidienne, sans parler des absurdités dans le domaine médical dont les effets dévastateurs se font déjà cruellement sentir outre-Atlantique.
Ne nous leurrons pas, 2026 ne sera pas parsemé de roses. Si l’on tient le cap, dans notre domaine, en s’attachant à nos valeurs, en poursuivant un travail collectif, en continuant d’être à l’écoute et en espérant qu’en octobre, la voirie démocrate s’emploiera à rafistoler une chaussée parsemée d’ornières, 2026 devrait être une bonne année. C’est en tout cas ce que nous souhaitons à nos lecteurs.
