D’accord, pas d’accords. Brève revue de l’année 2025

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, force est de constater que les principaux événements politiques ou économiques de l’année qui s’achève ont été plus ou moins influencés par le locataire de la Maison Blanche, dont, en passant, il remanie partiellement…

Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, force est de constater que les principaux événements politiques ou économiques de l’année qui s’achève ont été plus ou moins influencés par le locataire de la Maison Blanche, dont, en passant, il remanie partiellement l’architecture historique ; tout un signe !

Sa persistance à vouloir se mêler de tout et de rien, dans son pays d’abord ainsi qu’à l’étranger, a produit au niveau mondial une sorte de brouillard opaque à force de directives et de revirements, parfois en quelques jours, même quelques heures d’intervalle, ce qui contribue à déstabiliser la trame politique mondiale, avec des alliances qui se font et se défont. Traumatisé par ces outrecuidances, le monde abasourdi réagit avec retard et mollesse, surtout en Extrême-Orient, chamboulé par des tarifs douaniers en dents de scie.

Le discours interminable à l’ONU en septembre dernier a sidéré tant les représentants diplomatiques présents que les commentateurs, en raison du ton agressif, voire apocalyptique, insistant sur les formules choc destinées à galvaniser sa base électorale quitte à courir le risque d’affaiblir la crédibilité des Etats-Unis au sein des institutions multilatérales.

Au plan mondial, l’attention générale s’est portée sur les problèmes de sécurité et de défense collective avec, comme conséquence, une envolée des ténors du secteur, dont Leonardo, Rheinmetall ou Safran pour n’en citer qu’une poignée, le mouvement se renforçant en raison d’un phénomène nouveau, le survol de drones au-dessus de la Roumanie, de la Pologne et même des aéroports danois et allemands.

L’essor des stratégies stratégiques (IA etc.) est devenu un enjeu politique global se traduisant par une hausse déraisonnable des actions concernées, puisqu’on estime qu’elles ont contribué à près des trois quarts de la progression de l’indice S&P500, à 80% de l’augmentation des profits, tout en n’offrant que des dividendes symboliques.

Les questions de sécurité, de l’intégration sans trop de heurts de l’Intelligence artificielle et de la popularisation des médicaments visant l’amaigrissement (ne pas oublier Sandoz) ont marqué 2025 et perdureront l’année prochaine qui nécessitera une vigilance accrue dans tous les domaines.

Le monde a changé en quelques mois : les échiquiers ont été renversés, les jeux de cartes ont volé dans tous les sens, des traités ont été bafoués et récrits à la va-vite, des lieux géographiques ont vu leur nom modifié etc. L’équilibre international reste fragile d’autant plus que l’économie est sous tension.

Les investisseurs ne s’y sont pas trompés et se sont agrippés à la bonne vieille relique à l’instar de nombreuses banques nationales, soucieuses de se délester davantage du dollar : l’or qui a atteint des sommets inexplorés en s’adjugeant plus de 50% en quelques mois. Cela augure peut-être d’une nouvelle ère où, compte tenu du changement de paradigmes, le désir légitime de préserver son capital passera par le métal (en privilégiant les pièces) et accessoirement les cryptomonnaies, une autre histoire à forger.

En revenant vers des investissements plus conventionnels, nous continuerons de favoriser le secteur alimentaire, qui a beaucoup souffert en 2025 mais qui se reprend, l’industrie pharmaceutique, en privilégiant les génériques, le luxe, qui retrouve des couleurs et enfin un nouveau venu, l’armement, qui risque de tenir la cote pour de nombreuses années, comme déjà mentionné en préambule.