30
Nov. 2018

La vieille dame 12.2018

By info_qh6785ez |   0 comments
La bourse est une vieille, très vieille dame ; parfois elle visite, parfois même elle est indigne. ** Sa date de naissance est assez floue : on la situe au 13ème siècle quelque part en Italie, puis à Venise en raison du trafic maritime international ; plus en avant encore, à Paris.

Sa vie a toujours été trépidante, sans vrais temps morts, hormis pendant les guerres et encore. Elle a tout connu ; l’époque des découvreurs, la folie des tulipes noires hollandaises, la naissance de l’Amérique, le triomphe de l’empire britannique avec le développement planétaire de Lloyds etc.

Il y eut aussi de graves atteintes à sa santé sans qu’elle n’en fût véritablement responsable. En coulisse, elle a effectivement un ennemi féroce, heureusement stupide : la politique. C’est la politique, par manque d’audace et de clairvoyance qui a provoqué la crise de 1929 ; c’est la politique encore par le repli sur soi de Reagan, qui tétanisa l’économie américaine – on ne peut d’ailleurs se remémorer cette période et ses effets sans songer à la politique de l’actuel occupant de la Maison Blanche – c’est encore la politique, cette fois-ci cupide, qui créa le désastre de 2008. Lehmann Brother pouvait aisément être sauvé mais l’exécutif voulait un bouc émissaire, ce qui entre parenthèses, faisait le beurre de ses concurrents et de financiers équivoques fourvoyés dans la politique.

L’affaire des surprimes faillit tuer à nouveau la vieille dame : heureusement qu’elle a une santé de fer ! il aurait pourtant fallu peu de directives pour empêcher ce désastre: recommander aux pauvres petits propriétaires de ne pas se laisser leurrer par du crédit facile, pourchasser ceux qui en faisaient leur business à la commission, réglementer avec une extrême sévérité les établissements « béatificateurs » qui transformaient des créances pourries en papiers internationaux recherchés, sans parler de l’incompétence crasse du gouverneur d’alors de la Banque européenne, cramponné à une politique de taux obsolète. La bourse, avec effarement assistait au massacre et s’en ressentait cruellement quelle que fût la qualité de ses composantes.

On peut d’ailleurs être déconcerté par la commémoration hypocrite de la période 2008-2009. C’est un épisode honteux qu’il conviendrait d’oublier en en tirant des leçons. Des manœuvres tendancieuses, on a en eu encore récemment sous forme de la mise en garde d’un gérant de portefeuilles britannique, assorti d’un broker qui, de but en blanc se mit à démolir le secteur du luxe et ses composantes : LVMH, Hermès, Kering et autre Prada. Sans être machiavélique, on ne peut s’empêcher de s’étonner de ce bicéphalisme en imaginant qu’avant d’affoler un secteur, le gérant a pu prendre certaines précautions dont la prise de positions en dérivés.

Ces dérivés justement, sont autant d’enfants conçus dans le dos de la vieille dame. Ils n’ont rien à faire avec une bourse classique, leur croissance exponentielle faisant les choux gras des seuls émetteurs avides de commissions, mais irresponsables vis-à-vis des catastrophes qu’ils vont engendrer.

Lorsque cela arrivera, la vieille dame sera fortement commotionnée, demeurera étourdie pendant une longue période avant de recouvrer finalement ses esprits, comme à son accoutumée. En attendant, pour l’année 2018, elle l’achève avec des ecchymoses à l’âme, moins pour des raisons économiques qu’en vertu de l’atmosphère lourde et délétère distillée à nouveau par des politiciens incapables, voire dangereusement imprévisibles, que ce soient l’escogriffe de la Côte-Est, une chancelière qui s’achemine vers la sortie ou une pitoyable premier-ministre britannique qui se débat dans l’héritage marécageux de son prédécesseur.

Il n’y a guère que le Président français, peu soucieux des sondages, qui entreprend un patient travail en profondeur de remise sur rails de l’économie. L’antagonisme entre la politique et la vieille dame est essentiellement dû au don d’anticipation de cette dernière. Elle décèle les frémissements de l’économie et anticipe dans le sens positif ou négatif ce qui en résultera à moyen terme. La politique, arrogante et boursouflée, n’apprécie pas ce « commandeur » de l’ombre et cherche parfois à le museler, sans succès dans la durée, hormis de violents accès de colère de l’intéressée !

**Avec l’aimable contribution de F.Dürrenmatt et R.Allio.
 
14
Nov. 2018

Manipulation ? Vous avez-dit manipulation ? 11.2018 (2)

By info_qh6785ez |   0 comments
Le vendredi 2 novembre 2018, sur les ondes ou plutôt les images des chaînes de télévision consacrées à la finance, Dan Niles qui préside à la marche d’un hedge-fund, Alphaone, a déclaré « urbi et orbi » qu’il vendait à découvert les actions Apple, c’est-à-dire qu’il bradait des titres de cette société, empruntés auprès de banques plus ou moins complices, familières de ce qu’on appelle le « Securities lending », opération éminemment périlleuse pour le client lambda prêteur, avec l’espoir de les racheter à un niveau sensiblement inférieur. La réaction du marché ne se fit pas attendre, et l’action Apple perdit rapidement plus de 10%.

Sans vouloir être médisant, il faut bien admettre que cette façon de gagner rapidement de l’argent avec l’appui des medias relève de l’indécence, voire de l’escroquerie, surtout à une époque où les autorités financières pourchassent, semble-t-il avec sévérité, ce qu’on appelle les opérations d’initiés. On se souviendra à cet égard de la journaliste de CNN auprès de Wall-Skeet, qui avait brusquement démissionné il y a deux ou trois ans, écœurée des manipulations qu’elle observait régulièrement.

Nous ne sommes pas tout à fait à l’abri de ce genre d’incidents, encore que dans nos régions, ils revêtent une forme plus nuancée, à savoir que des entreprises cotées annoncent parfois des résultats trimestriels en deçà des prévisions des analystes ; on peut d’ailleurs se poser la question du bien-fondé de ces projections, surtout dans le domaine ultra-technique, lorsque l’écart entre le prévu et le concret est de l’ordre de 2 ou 4%, ou d’une façon encore plus abracadabrante quand, dans la réalité, la perte est moins importante qu’ envisagée; dans ce dernier cas, on a même vu des titres littéralement s’envoler.

Des valeurs de grande qualité ont été momentanément démolies par des résultats légèrement inférieurs aux attentes des « spécialistes » : LVMH, Kering, Geberit, Wessanen, Richemont, récemment Rubis etc.

Dieu sait si l’Orangé de Washington raconte n’importe quoi sur n’importe qui. Il faut pourtant lui rendre une justice : lorsqu’il s’est violemment emporté contre les commentateurs financiers qui sabotent une entreprise sur la base de chiffres trimestriels.

Hormis le cas du petit entrepreneur qui travaille au jour le jour, les grandes sociétés ont l’obligation d’avoir une vision à long terme. Pensons aux pharmaceutiques dont les nouveaux médicaments nécessitent des années de recherches ou les constructeurs de voitures qui conçoivent des modèles pour la prochaine décennie ou encore les compagnies d’aviation qui travaillent à perte longtemps avant d’achever l’amortissement de leurs nouveaux appareils pour enfin engranger un bénéfice.

Cette vision, nos investisseurs doivent l’avoir. Selon l’un des nombreux aphorismes de Warren Buffet : celui qui n’envisage pas de garder un titre pour dix ans ne doit même pas le conserver dix minutes !
 
26
Oct. 2018

On ne peut affirmer avec plus d’assurance que rien n’est assuré (Anatole France) 11.2018

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L’automne est fertile en redondances saisonnières : la cueillette des châtaignes, le début des vendanges, l’ouverture de la chasse et les premiers brouillards, sans omettre l’éternel et récurrent débat concernant les primes des caisses d’assurance maladie : le cas-type du faux problème !

Tout le monde a des solutions à court terme. Les rédacteurs de cette chronique appartiennent à l’heureuse génération qui a payé des primes quasi-identiques pendant des dizaines d’années ; la branche maladie était alors l’un des secteurs d’activité des compagnies d’assurance ; certes, elle était déjà déficitaire, quoique moins qu’aujourd’hui, mais les chiffres rouges étaient largement compensés par les autres secteurs : l’assurance-incendie, la responsabilité civile, l’assurance voiture etc.

Il est hors de question de remettre en cause le bien-fondé de l’assurance maladie pour tous, mais on peut déplorer à posteriori l’ingénuité de ses promoteurs d’avoir voulu isoler et rentabiliser un secteur notoirement, on devrait dire, historiquement déficitaire, une aberration d’autant plus flagrante que les compagnies d’assurance, sous leur forme actuelle, regorgent de liquidités et ne savent souvent comment les utiliser. Certaines se lancent ou se sont lancées dans des investissements obscurs, avec perte à la clef, au moyen de ce qu’on appelle pudiquement les nouveaux instruments, conçus par des mathématiciens qui disparaissent du paysage dès le lancement de leurs élucubrations.

Le cas le plus dramatique fut celui de l’américaine AIG. Géante planétaire, la compagnie encaissait quotidiennement des primes de plusieurs dizaines de millions de dollars. Le président d’alors, Hank Greenberg, homme brillant et classique dans ses conceptions, fut abusé par des soit disant professionnels de l’investissement qui lui firent miroiter des profits hyperboliques. D’abord méfiant et partisan des placements traditionnels, M.Greenberg, harcelé par les traders se laissa finalement tenter par ces gains rapides mirobolants, et contribua ainsi à la faillite colossale de sa société qui se chiffra par des dizaines de milliards de pertes.

Nos sociétés d’assurance européennes ne sont pas totalement à l’abri de telles aventures. Certaines d’entre elles ont créé même des branches spécialisées dans ces opérations « sportives ».

Chez nous, il y a quelques années, l’une de nos très grandes sociétés d’assurance, connue mondialement et considérée comme la Rolls-Royce de la branche, a publié son rapport d’exercice. En examinant de près ce dernier et en lui consacrant beaucoup d’attention, on pouvait distinguer, en caractères minuscules, dissimulée entre deux paragraphes, une ligne signalant que la compagnie avait subi une perte de plus de deux milliards en raison d’opérations sur dérivés !

Est-ce vraiment normal qu’au moment où les autorités, les associations professionnelles, les assurés ne savent comment trouver une solution afin de colmater l’abysse de la branche maladie, les assureurs regorgent d’argent ? Loin de nous l’idée d’une nationalisation du concept, les errements de nos voisins français sont assez dissuasifs à cet égard, mais sans vouloir jouer la carte angélique, on devrait rappeler aux acteurs du secteur financier dans leur ensemble qu’ils ont une mission à assumer, à savoir reprendre en partie ou en totalité, sous une forme à définir, la branche desséchée et stérile qu’ils ont été trop heureux d’élaguer en son temps.

Un déséquilibre économique croissant entre les divers acteurs économiques privés et les principales compagnies d’assurances suisses ou étrangères est malsain, pervers et destructeur à la longue.
 
26
Sep. 2018

La réussite est la fille de l’audace* 10.2018

By info_qh6785ez |   0 comments
(*proverbe latin)

La question de l’actionnariat privé est récurrente.

Après les fortes réactions des marchés boursiers en 2002 puis la période 2007-2009, même 1987 pour les plus anciens, nombre d’investisseurs potentiels se sont résignés, soit en étant persuadés que les actions ne leur étaient pas destinées en raison du risque qu’elles sont censées comporter, soit en laissant le soin de leurs investissements à leurs caisses de pensions, lorsqu’elles existent.

Cette attitude est diamétralement fausse, car elle prive des épargnants du profit de la croissance à long terme du marché des actions et les éloignent du monde économique, partie intégrante de la vie de l’Homme moderne.

On ne s’intéresse qu’à ce qui vous concerne !

Prenons l’exemple d’une société illustre : Nestlé. Sur la base de son cours actuel, elle rapporte près de 3%, son dividende augmentant année après année ; en 30 ans le cours du titre a triplé sans tenir compte des dividendes en constante augmentation et versés ponctuellement.

Il est d’ailleurs piquant de noter que plus de 5 millions de Suisses sont actionnaires de la Société, par des placements directs ou souvent, sans même le savoir, via leur caisse de pension.

Autre cas ; la raison sociale est moins populaire : Pernod Ricard, mais tout le monde connaît ses marques : Ricard, Martell, Mumm, Chivas, Beefeater pour ne citer que le tiers d’entre elles. Le rendement est moindre, 1.5%, mais la progression est impressionnante avec plus de 900%. A ce propos, cette performance coiffe nettement celle de Berkshire Hathaway de Warren Buffet (570% sans tenir compte de la perte de 30% du dollar !)

Autre cas américain lui aussi : Johnson & Johnson, à cheval entre la pharmacie de base et la cosmétique. En moins de 30 ans, le titre a crû de plus de 8’000%, dix fois plus que Berkshire Hathaway, avec une différence notable par rapport à cette dernière, la distribution régulière d’un dividende trimestriel revu à la hausse année après année, tandis que M.W.Buffet se montre pingre en ne distribuant rien : si on a besoin de liquidités, il faut aliéner des parts.

Le Royaume-Uni recèle aussi des pépites : Diageo (ancienne Guiness) ou BAT, plus controversée pour des raisons évidentes, mais qui ne nuisent pas à sa croissance, agrémentée là aussi de dividendes revus régulièrement à la hausse. A noter dans le cas britannique d’une particularité positive : la présence parmi les actionnaires importants de caisses de pension dont les représentants talonnés par les rentiers, tarabustent littéralement les conseils d’administration de façon à ce qu’un maximum de revenus soit distribué aux assurés.

En Allemagne dont le marché est parfois délaissé par les investisseurs étrangers pour des raisons psychologiques liées au peu d’intérêt manifesté par les ressortissants du pays à l’égard de leur marché national, on trouve pourtant des perles en dehors des sempiternelles Siemens et autre Bayer. Un exemple peu connu mais éloquent est la pharmaceutique Fresenius dont la performance sur plusieurs années est au diapason de celle de Johnson & Johnson mentionnée plus haut, y compris l’évolution croissante des dividendes. Elle fait partie de l’indice DAX et emploie plus de 100’000 personnes dans le monde.

L’opportunité de la diffusion de cette chronique n’est pas fortuite. Au niveau boursier, l’automne connaît fréquemment des soubresauts et il n’est pas déraisonnable d’en profiter et d’y faire son marché dans une optique à moyen et long terme.
 
28
Août. 2018

Quelle mouche les pique donc ? 09.2018

By info_qh6785ez |   0 comments
La gérance de patrimoines comporte deux niveaux : logiquement, l’investisseur et la banque dépositaire.

Depuis quelques dizaines d’années une nouvelle strate est venue s’immiscer ponctuellement dans le couple : le gérant de fortune indépendant.

Il ne faut pas se leurrer. A l’origine, le nouveau venu n’avait pas la science infuse, loin de là. Il présentait cependant un immense avantage par rapport à ses collègues des banques, grandes ou privées. Il était présent, virtuellement inamovible ou travaillant en tandem parfait, alors que les établissements connaissaient un tournus de personnel infernal et impropre à créer la qualité de liens indispensable à une saine gestion. Au fil du temps pourtant, les gérants indépendants de qualité ont commencé de se distinguer des collaborateurs « classiques » par d’autres atouts, inversement proportionnels à l’enlisement progressif de ces derniers.

Une malédiction occulte s’est abattue sur la quasi-totalité des banques. Leur capacité d’innovation en termes de chausse-trapes dépasse l’entendement. Une ouverture de compte s’est muée en un véritable parcours de combattant. La recherche de l’origine des fonds peut facilement remonter à des décennies à grand renfort de copies de contrats ou d’actes de vente de biens immobilier. Une véritable enquête de police fouineuse circonvient le client en attente du pouce levé ou abaissé des « compliance officers » dignes descendants des tourmenteurs de l’Inquisition espagnole. Ce n’est pas fini : le compte ouvert, les mouvements de trésorerie sont scrutés, disséqués.

Tout devient suspect ; sans aucun fondement juridique, les retrait de fonds sont limités, voire interdits. Il arrive fréquemment que des agences de quartiers dits huppés, n’aient pas ou plus de billets de banques étrangers aussi exotiques que l’Euro ou l’US dollar ! Les transferts de fonds nécessitent pratiquement un procès-verbal. Les investissements sont téléguidés ; faute d’observance de recommandations forcées, le client est « invité » à quitter rapidement l’établissement vers un autre où toute la procédure d’ouverture va se remettre en marche.

Malheur à lui s’il a des velléités de placement divergeant de la doctrine maison. Il a généralement le choix entre voir son ordre refusé ou l’obligation de signer un mandat de conseil (quel conseil ?) payant bien entendu. D’ailleurs, les conditions générales, régulièrement reboutées autorisent la banque à mettre un client à la porte sans explications, ce qui arrive depuis peu avec les comptes numériques impitoyablement pourchassés.

Et les gérants indépendants dans tout ça ? Ils jouent parmi de nombreux rôles, celui de cache-tampon indispensable. Les banques se tournent vers eux en raison de leur expérience du client, certaines remontant à la quatrième génération précédente. D’autre part, alors que les connaissances financières de leurs collègues des banques, obnubilés par l’obligation de vendre à tout prix des produits précuits et dont ils ne connaissent même pas la composition, s’assèchent d’année en année, ils conservent, pour certains d’entre eux, une bonne appréhension des marchés et de leurs composantes, à savoir les actions au niveau international.

On en vient à se poser des questions fondamentales sur ce que souhaitent réellement les banques et la finalité des tracasseries qu’elles concoctent. Quand on voit les représentants d’une célèbre banque privée, à l’origine du développement de l’industrie genevoise, depuis lors délocalisée, envisager de transférer son siège à Londres, ou le responsable d’une grande banque qui en son temps, avait puissamment contribué au développement de notre réseau ferroviaire, envisager, sans ciller, de découper son établissement en rondelles, n’en conservant que les plus savoureuses ou énergétiques, on se demande ce qu’est devenu le rôle quasi messianique de ces maisons qui ont forgé la Suisse.

Ne veulent-elles que maximiser leur profit, donc les bonus, accessoirement les dividendes, en bazardant la majeure partie de leur personnel, ou plus grave, se débarrasser de la clientèle privée dans un délai de quelques années au profit de la seule clientèle institutionnelle moins rémunératrice mais aussi moins problématique ? C’est d’autant plus plausible que la propension à thésauriser des jeunes générations est pratiquement nulle, leur innocence ou leur nonchalance laissant le soin de leur avenir financier à des caisses de pension qui ne sont pas à l’abri d’expériences funestes. Seul Dieu ou plutôt le diable le sait, mais l’impact sur notre pays sera très traumatisant.